n sûr la Grèce souffrent de déficits particulièrement importants que ne font qu’accroître les spéculateurs. Pariant
sur une défaillance grecque, les spéculateurs font monter le coût du crédit.
n sûr la Grèce souffrent de déficits particulièrement importants que ne font qu’accroître les spéculateurs. Pariant
sur une défaillance grecque, les spéculateurs font monter le coût du crédit.
Alors que nous subissons encore de plein fouet la crise des subprimes débarquée des USA, des entreprises françaises et européennes tirent leur épingle du jeu.
Pour prendre quelques exemples, citons tout d’abord la banque BNP Paribas, qui sera bientôt renommée BNP Paribas Fortis. Cette banque qui vient d’avoir l’aval des conseils d’administration belges et néerlandais pour le rachat de 75% des actifs de Fortis va devenir la première banque de dépôt de la zone euro et la deuxième banque de dépôts européenne. Profitant de la faiblesse de ses adversaires et de la solidité de sa structure, la banque française est la seule banque au monde à réaliser une opération de rachat volontaire et stratégique dans cette période de crise. Appuyée sur quatre marchés domestiques de première importance (France, Belgique, Italie, Luxembourg) la banque sera présente dans 85 pays dans le monde et comptera 200.000 salariés. A 60% basée sur la banque de dépôts, son activité principale est donc de prêter aux entreprises et aux particuliers européens dont elle accompagnera le développement.
Ensuite, parlons du groupe Volkswagen/Porsche qui est en passe de devenir le leader mondial du marché automobile au premier trimestre 2009 dépassant les anciens leaders qu’étaient General Motors et Toyota. Volkswagen/Porsche, qui s’apprête à fusionner pour des questions financière, rassemble dix marques européennes parmi lesquelles outre Volkswagen et Porsche on trouve Skoda (Tchèque), Audi (Allemande), Bentley (Anglaise), Seat (Espagnole), Scania (Suédoise), Volkswagen-Nutzfahrzeuge, Lamborghini (Italienne), Bugatti (Italienne). Voici donc un groupe rassemblant plus de dix marques européennes qui au file des années s’est imposé comme le leader mondiale d’une industrie phare, presque même symbolique ! On vantait l’adaptabilité japonaise, on bavait d’admiration devant la puissance américaine, mais où sont aujourd’hui ses géants ? Encore une fois, la crise permet à un immense groupe européen de saisir une opportunité.
Ces deux exemples nous rappellent que la crise, si difficile à traverser soit-elle, peut également être créatrice d’opportunité intéressantes. Ils nous rappellent également que lorsque des
entreprises européennes s’unissent cela conduit à former des leaders mondiaux dont nous pourrions citer en exemples Air France KLM, Airbus, Ariane, EADS…
Nicolas Groelly.