Lundi 8 mars 2010
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Après avoir sauvé les banques européennes au début de la crise financière, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se mobilisent pour sauver les pays d’Europe en
difficulté et préserver l’Euro.
En effet, le Portugal, l’Espagne et bie
n sûr la Grèce souffrent de déficits particulièrement importants que ne font qu’accroître les spéculateurs. Pariant
sur une défaillance grecque, les spéculateurs font monter le coût du crédit.
Les grecs qui sont donc déjà en difficulté empruntent, pour financer leur dette, à un taux deux fois supérieur à celui proposé aux autres pays européens. Les grecs
sont donc actuellement dans un cercle vicieux plus que dangereux.
Or, au-delà de la solidarité européenne qui nous incombe de venir en aide à l’un de nos partenaires, il est primordial de montrer aux autres pays du monde ainsi
qu’aux spéculateurs que l’Union Européenne et plus précisément la Zone Euro sont fortes et stables.
En effet, c’est grâce à la stabilité de la Zone Euro que notre monnaie est aujourd’hui une monnaie de référence souvent privilégiée au dollar américain, ce qui est
un avantage dans toutes les transactions internationales.
Ainsi, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont assuré qu’ils viendraient en aide à la Grèce afin de faire taire les spéculateurs.
De plus, ils défendent tout deux l’idée de la mise en place d’un FME (Fond Monétaire Européen) qui aurait pour fonction d’aider les pays européens en difficulté en
leur apportant des fonds, mais également en mettant à leur disposition des spécialistes européens qui les conseilleraient pour un rapide retour à la vertu budgétaire.
Ce FME serait en quelque sorte un fond d’action européen, et serait chargé de compléter l’action de la BCE qui se borne trop souvent à une rigoureuse maîtrise de
l’inflation.
Par ailleurs, nous pouvons faire plusieurs remarques quant à ce nouvel évènement économique :
- La première est plutôt positive, elle consiste en la baisse de la valeur de l’euro ce qui va permettre aux entreprise européennes d’exporter avec plus de facilité
(« A tout malheur quelque chose est bon !).
- La seconde, est la réactivité des chefs d’état Français et Allemand dans ce dossier, qui encore une fois, grâce à une coopération accrue, ont mis à bas les
spéculateurs et renforcé l’Union Européenne.
- La dernière est le jeu malsain d’une grande banque américaine, en l’espèce, Goldman Sachs, qui a permis aux autorités grecques de dissimuler une partie de leur
dette en 2001 et qui ensuite a parié sur leur défaillance. A croire que le schéma se répète, que les procédés discutables viennent des USA et que ce sont leurs européens qui en font les frais… La
moralisation du capitalisme ne fait donc que commencer.
(Source : France 24, Les Echos, Le Figaro)