Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 12:59

Le 8 janvier dans la ville Lumière les représentants des trois plus grandes puissances européennes se sont réunis dans le but de préparer le G20 qui aura lieu début avril à Londres. En effet, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Tony Blair étaient présents à Paris pour défendre l’idée d’un capitalisme « moralisé ».
Nous pouvons tout de suite noter la présence en apparence étonnante de Tony Blair, ancien Prime Minister britannique, lors de ce sommet.
Toutefois cette présence trouve son sens dans la mesure où Tony Blair est officiellement candidat à la Présidence de l’Union Européenne qui sera créée dès l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. De plus, Tony  Blair serait soutenu à ce poste par notre Président de la République Nicolas Sarkozy qui voit en lui un homme capable de donner à l’Europe l’importance politique qui lui manque.
Pour en terminer, sur l’ancien premier ministre britannique, il est à noter que depuis qu’il a quitté son poste à la tête de l’exécutif britannique celui-ci cultive la vision d’une Europe forte, en rupture avec le tout libéral anglo-saxon.
Ainsi, ces trois représentants d’une Europe politique puissante, se sont réunis pour prévenir le monde que l’Europe ne se résignerait pas à une réforme mineure du fonctionnement du capitalisme mondial.
Cette réunion a sonné comme un avertissement à destination du Président élu Barack Obama : le règne incontesté des Etats-Unis d’Amérique sur le capitalisme mondial a pris fin avec cette nouvelle crise !
En effet, les européens enfin unis autour de personnalités politiques de premiers plans ont montré qu’ils savaient faire preuve d’initiative, de concertation, et d’union lorsque la gravité de la situation l’imposait. Plus important encore, les mots de notre soit disant très atlantiste Président « Aucun pays ne peut dire aux autres : Payez la dette qui est la nôtre ! ».
En effet, le fait que le dollar soit la première monnaie de référence mondiale permet aux Etats-Unis, depuis un demi-siècle, de faire financer leur déficit par les pays étrangers. Cette situation n’est plus acceptable, d’autant plus que la primauté économique des USA, longtemps incontestée, est à nuancée en comparaison avec la puissance économique de la zone euro (et plus spécifiquement de l'Euro), deuxième puissance économique du monde, sans parler de la comparaison par rapport à l’Union Européenne qui est la première puissance économique du monde.
Ainsi, les européens entendent désormais jouer le rôle que leur puissance leur permet d’occuper sur le plan de l’économie mondiale et c’est une révolution !

En outre, il ne suffit pas d’être puissant, d’en avoir conscience, et de vouloir agir pour avoir une action concertée et un programme efficace. Ainsi, les européens se sont entendus à Paris pour que soit réformer en profondeur le système économique mondial en se basant notamment sur un renforcement des contrôles des flux financiers, une lutte intensifiées contre les paradis fiscaux, une obligation de transparence des grands acteurs de la vie économique tels que les assureurs, les banquiers, les fonds d’investissements… (http://www.jeunespop92-11eme.com/article-23471368.html).

A l’aune des élections européennes, tous les européens peuvent désormais se rendre compte de l’importance d’une Europe unie et solide capable de défendre leurs intérêts à l’échelle mondiale.

Nicolas Groelly. 
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